Les efforts des États-Unis pour favoriser la paix et la sécurité au cœur de l’Afrique

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Program Officer Dennis Hadrick is presented a soccer ball made from local rubber tree in Kisangani, DRC.
On présente au directeur du programme, Dennis Hadrick, un ballon de football fait en caoutchouc local à Kisangani, en RDC.

Les efforts des États-Unis pour favoriser la paix et la sécurité au cœur de l’Afrique

La république démocratique du Congo (RDC) est située en plein cœur du continent africain. Depuis 1996, la RDC a vécu deux guerres qui ont laissé dans leur sillage des milliers de mines et de munitions non explosées : bombes, mortiers et autres restes explosifs de guerre. Aujourd’hui, alors qu’une paix relative a émergé dans de nombreuses provinces, des familles qui avaient été forcées de s’enfuir retournent chez elles — mais vivent toujours avec le risque d’être tuées ou blessées par ces dangereux objets dissimulés. J’étais récemment à Kisangani en RDC, où j’ai vu de mes yeux comment les efforts de destruction des armes conventionnelles, soutenus par les USA, permettent de sauver des vies et de préparer le terrain pour la paix et la sécurité.

Kisangani est le point navigable le plus en aval du fleuve Congo, éloigné de l’océan Atlantique de près de 2 000 km. Troisième plus grande ville de la RDC, Kisangani est située très loin de la capitale du Congo, Kinshasa. Peu de voyageurs s’y aventurent ; la région, magnifique et variée, comprend notamment une végétation dense typique du nord-est du Congo, qui peut rendre les trajets très difficiles.

Des enfants participent à un programme

d’éducation aux risques liés aux mines

(ERM) sur un terrain de football déminé.

À Kisangani, j’ai rencontré une de nos ONG partenaires, DanChurchAid (DCA). Basée au Danemark, DCA œuvre depuis plus de dix ans en république démocratique du Congo, avec le soutien des États-Unis, afin de former du personnel local, d’éliminer les risques explosifs et de prévenir les blessures grâce à des programmes locaux visant à sensibiliser les habitants de la région aux risques potentiels. Lorsque que les familles déplacées rentrent chez elles, c’est souvent pour constater que les mines et autres objets explosifs limitent leur accès aux terres agricoles où on cultive du manioc, du maïs et des arachides ; aux zones de chasse et de pêche ; aux sources d’eau ; et même aux routes menant aux villages voisins. Déminer, ce n’est pas seulement lever les obstacles qui empêchent de satisfaire les besoins humains immédiats liés au retour des réfugiés et des populations déplacées — c’est aussi éliminer ce qui entrave le développement socioéconomique, l’établissement d’une sécurité alimentaire minimale ainsi que l’accès aux centres de santé, aux écoles et aux infrastructures comme les routes et les ponts.

Lors de mon séjour dans la région, j’ai rencontré les autorités locales, notamment le chef du village, le directeur de la société de distribution d’eau et des représentants de l’aéroport. Tous avaient quelque chose à gagner au déminage des terres, qui leur permettrait d’étendre les points d’accès à l’eau et de sécuriser les opérations aéroportuaires. Dans les villages déminés, les enfants peuvent jouer en toute sécurité et leurs familles peuvent reconstruire les communautés.

Le directeur du programme

PM/WRA, Dennis Hadrick,

examine les progrès sur le terrain

miné d’Avokoko en RDC.

Lors de notre visite, nous avons reçu une requête des autorités locales, nous informant de la présence d’objets explosifs près d’un village appelé Avokoko, à seulement 500 m de l’aéroport de Kisangani. Ce site, où se trouve la principale source et réserve d’eau pour l’aéroport de Kisangani et les villages alentour, avait été abandonné depuis les années 1990, aussi bien par les communautés que par les autorités locales, parce que des munitions non explosées empêchaient d’accéder au point d’eau. On estime que le déminage du terrain d’Avokoko (60 000 m2) aura des retombées bénéfiques sur 3 866 habitants (soit 3 654 personnes des villages environnants et 212 qui travaillent à l’aéroport), sans compter le personnel des bases de Casques bleus de l’ONU situées à proximité. En outre, l’aéroport accueille environ 292 000 voyageurs par an (800 personnes par jour), qui en profiteront indirectement.

Depuis octobre 2013, DCA a développé des projets de destruction d’armes conventionnelles en collaboration avec le département d’État des USA. Grâce à cette collaboration, plus de 185 000 m2 ont été déminés ou restitués aux communautés pour qu’elles puissent en faire un usage productif. DCA a également détruit plus de 3 700 mines et fragments de restes explosifs de guerre, au bénéfice de 144 000 villageois, et a mené 33 sessions d’éducation et de sensibilisation aux risques auprès de 22 000 personnes.

Si vous voulez en savoir plus sur les efforts de destruction d’armes conventionnelles des États-Unis dans le monde, consultez notre rapport annuel, To Walk the Earth in Safety, et suivez-nous sur Twitter @StateDeptPM.

À propos de l’auteur : Dennis F. Hadrick est directeur de programmes à l’Office of Weapons Removal and Abatement (bureau d’élimination et de réduction des armes) au sein du Bureau of Political-Military Affairs (bureau des affaires politiques et militaires) du département d’État.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.