L’alliance États-Unis-OTAN : le socle de la sécurité transatlantique

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Secretary Tillerson shakes hands with NATO Secretary General Jens Stoltenberg during a NATO Foreign Ministers Meeting.
Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis Rex Tillerson serre la main du secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg avant la réunion des ministres des Affaires étrangères le 31 mars 2017 à Bruxelles, en Belgique.

L’alliance États-Unis-OTAN : le socle de la sécurité transatlantique

Le 31 mars, le secrétaire Tillerson s’est rendu à Bruxelles, en Belgique, pour y assister aux réunions des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, dans le cadre de l’engagement de haut niveau des États-Unis au sein de cette organisation. Le secrétaire Tillerson entendait à cette occasion soulever trois questions importantes — la mobilisation de toutes les ressources nécessaires à l’accomplissement de la mission de l’OTAN, l’implication de l’OTAN dans la lutte contre Daech et d’autres activités de lutte contre le terrorisme, et la position de l’OTAN en réponse à l’agression de la Russie en Ukraine et ailleurs.

Lors de son intervention dans le cadre de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, le secrétaire Tillerson a souligné l’importance de l’alliance des États-Unis avec l’OTAN. « L’engagement des Etats-Unis envers l’OTAN est sans faille. Cette alliance reste le socle de la sécurité transatlantique », a-t-il réaffirmé.

Le secrétaire Tillerson a poursuivi : « Cette alliance a été bâtie sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale et s’est montrée, depuis plus d’un demi-siècle, un dispositif de défense nécessaire contre ce qui nous menaçait collectivement. Dans un monde de plus en plus instable, les liens entre nous demeurent essentiels face aux problèmes sécuritaires nationaux et internationaux. Tout en haut de la liste de ces problèmes, figure la nécessité de vaincre Daech, qui menace tous les pays membres et nos partenaires ».
Le secrétaire a souligné le besoin de veiller à ce que l’OTAN dispose de toutes les ressources nécessaires — financières et autres — pour accomplir sa mission, et clairement expliqué qu’il n’était plus possible à long terme que les États-Unis continuent à assumer une part disproportionnée des dépenses de défense de l’OTAN. « Les Alliés doivent augmenter leurs dépenses de défense pour remplir leurs engagements, conformément à la Déclaration du sommet du Pays de Galles, portant sur les investissements de défense. La capacité de l’alliance à sécuriser la communauté transatlantique est à ce prix », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, le secrétaire Tillerson a appelé l’OTAN à intensifier ses efforts. « L’OTAN peut et doit faire davantage. La lutte contre le terrorisme est la priorité de sécurité numéro un pour les États-Unis, comme elle devrait l’être pour nous tous » a-t-il dit. Le secrétaire Tillerson a clairement indiqué qu’il ne pensait pas que l’OTAN devait prendre la tête de la lutte contre le terrorisme partout dans le monde, mais que l’organisation devait contribuer et soutenir cette lutte.
Le secrétaire a cité le travail de l’OTAN en Afghanistan à titre d’exemple critique du soutien essentiel de l’OTAN à la lutte mondiale contre le terrorisme. Il a déclaré : « L’engagement actuel des Alliés et partenaires de l’OTAN pour la paix en Afghanistan, et notamment pour un éventuel accord entre le gouvernement afghan et les talibans, protège aussi les intérêts de cette alliance et, en cas de réussite, assurera que l’Afghanistan ne serve plus jamais de refuge aux terroristes ».

Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis Rex Tillerson et ses homologues de l’OTAN posent pour une photo de famille à la réunion des ministres des Affaires étrangères du 31 mars 2017 à Bruxelles, en Belgique.
Le secrétaire a également parlé de l’importance du rôle de l’OTAN pour contrer l’agitation non-violente, mais parfois violente, de la Russie, et les agressions de la part de cette même Russie. Il a précisé que « les États-Unis s’impliquent pour garantir que l’OTAN ait les capacités de soutenir le poids de sa défense collective. Nous entendons bien qu’une menace contre l’un d’entre nous est une menace contre nous tous, et nous réagirons en conséquence. Nous tiendrons les promesses que nous avons faites de défendre nos Alliés».

Le secrétaire Tillerson voit dans le prochain Sommet des dirigeants de l’OTAN l’occasion de poursuivre le travail sur chacune de ces questions et de prendre acte des progrès réalisés. Il a conclu en réitérant l’engagement sans faille des États-Unis envers l’alliance avec l’OTAN et à faire en sorte que tous les membres investissent dans leurs responsabilités communes. « Les États-Unis n’abandonneront pas leurs Alliés, n’oublieront pas leurs amis. Beaucoup des nations qui forment l’OTAN ont travaillé côte à côte pendant des dizaines d’années pour protéger les libertés, leurs valeurs communes et leur sécurité collective. Mais nous ne pouvons pas continuer à les protéger si nous n’assumons pas nos responsabilités collectives sur le plan des ressources financières ou autres. »

Pour plus d’informations en français:

  • Intervention par le secrétaire Tillerson devant la Commission OTAN-Ukraine
  • Intervention devant les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN par le secrétaire d’État Rex Tillerson

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.